LA SAGESSE EST AILLEURS

Certains disent bulle. D'autres parlent de cage. Qu'on le veuille ou non, le résultat reste le même. A quoi peut-il donc bien penser cet illuminé perdu au plus profond des nuits noires de peur qui l'accablent, l'asphyxient ? Rêver d'être libre et se priver de vouloir l'être. En réalité, ne plus jamais pouvoir vouloir l'être.
Il pleure. Il rit. Il craint la chaleur humaine puisqu'il ne la connaît pas. On méprise ce que l'on ne connaît pas... paraît-il ! Il tremble, sans comprendre, et l'on s'accoutume vite au froid quand on est éthéré.
- On a mal, se dit-il insensiblement.
Pourquoi « on » ? Osiez-vous croire que l'on pût se sentir encore quelque individualité ? Osiez-vous croire que l'on pût dire « je » lorsque les tourments dansent et ricanent à vous faire périr ? La solitude est une agonie. Le corps, charogne désolée, ne commande plus rien...et subit.
La raison elle-même n'a plus sa raison d'être. Les passions (en eut-il encore) ne sont que de viles impulsions, une envie de néant insondable et gloutonne. Il - toujours anonyme - fait parler de lui. Mais n'allez pas lui dire, vous l'assassineriez !
Tendez l'oreille. Ne l'entendez-vous pas s'échanger des secrets avec le silence, son éternel complice ? Pourtant ces secrets il les crie, il les hurle. Il ne livre pas de banalités, sinon il aurait chuchoté.
J'ai longtemps entendu ses plaintes et les ai trop niées. J'ai compris bien tard que la délivrance pouvait être des deux côtés - égoïsme impardonnable, insouciance fatale. Et quand j'ai voulu vraiment penser à lui, à tous ces désenchantés, peuplade inaccessible, il n'était plus temps. L'oubli me l'avait arraché.
Révélation ? Penser, c'est exister...jusqu'à que je comprenne que c'était aussi faire exister.
# Posté le mardi 26 avril 2005 09:17

M.F

M.F
Parangon de vertu, M.F. (anonymat car elle n'aime pas qu'on la nomme) est LA référence en matière d'art de vivre. Un écrivain parlait de "mensonge vital", or cette femme, ineffable fléau, a choisi de faire de sa vie un mensonge perpétuel, vital et transcendant. Femme intrigante, professeur émérite, personnage apprécié - elle croit être tout ce qu'elle n'est pas. Collectionnant les faux prestiges, les défauts les plus vils, elle joue les martyrs quand elle découvre qu'elle insupporte le monde. Mais pensiez-vous un seul instant qu'elle pût remettre en cause sa personne irréprochable ? Osiez-vous croire, vous qui pouvez, qu'on eut pu faire autrement que de la louer incessamment, de lui dire qu'elle a toujours raison et qu'elle est un esprit universel et même plus encore ?
SUFFIT la comédie M.F. ! Nous avons compris ton jeu, ta fadeur, tes cabales, ton arrogance et tes faux-semblants... Malheureusement notre prise de conscience, collective, fut trop tardive, mais mieux vaut tard que jamais. Esprit irresponsable, hypocrite et faussement opiniâtre, deviens enfin amoureuse de la Vérité - il est encore temps - Alors je gage que tu seras heureuse parce que délivrée de cette solitude noire qui te pèse et t'avilit !
# Posté le samedi 23 octobre 2004 13:28
Modifié le samedi 11 juin 2005 06:43

It's re-MOI !

It's re-MOI !
Alors là C moi ki me suis fé en personnage South Park.....trop lolesk !
# Posté le lundi 06 septembre 2004 01:35

It's MOI !

It's MOI !
Me voici dessiné par mon namie Annabelle en personnage South park !!! c rigolo hein (elle m'a crée avant que j'aille o coiffeur !)
# Posté le dimanche 05 septembre 2004 05:25

Je dédie ce poème à tous ceux qui ont aimé...il n'a pas de titre: libre à chacun de lui en donner un

Le soleil m'éblouit
Ton souvenir, ton souvenir
M'obscurcit.

La peur me saisit
Et mon coeur, mon coeur
Se meurt.

Me voilà tiraillé...pour toi
Entre lumière ou ténèbres
Pourquoi moi ?

Si je me souvenais de nous
Me pardonnerais-tu ?
Si je me détestais pour avoir pu t'aimer
Me pardonnerais-tu ?
Je voulais simplement
Oh ! Je voulais simplement...
Aimer.

Tes paroles me fanent
Je serai rose rouge, mais jamais rose noire
Diable qui m'a déchu!

Les gestes disparaissent
Quand mon mal, oui, mon mal
Devient intolérable.

Mes murmures, tes insultes
Sont le rouge et le noir
Que je transformerai.

Si je me souvenais de nous
Me pardonneras-tu ?
Si je me détestais pour avoir pu t'aimer
Me pardonneras-tu ?

Je veux si simplement
Oh ! Je veux si simplement...
Dormir.

Je veux que tu m'y aides
Mais je veux que tu saches
Que je n'existe plus
Quand je vis ici-bas.

Je veux si simplement
Oh ! Je veux si simplement...
Mourir.
# Posté le dimanche 05 septembre 2004 05:17